ACTE 13 : Proposition de réforme de la monnaie guinéenne

Demain, si la Guinée devient un pays modèle et aisé, il ne serait pas commode d’avoir une liasse de billets pour aller au marché d’une part et pour des raisons de sécurité d’autre part, je me permets d’adresser cette proposition à la Banque Centrale de la République de Guinée, à nos dirigeants et à l’ensemble de mes compatriotes. Une proposition qui me tient à cœur en tant que Guinéen : reformer notre monnaie nationale par la suppression de 3 zéros.

En effet, je me suis longtemps posé la question sur comment mettrions-nous fin à notre énorme masse de billets en circulation et dans nos banques ; la réponse, je l’ai eue lors d’un passage en Mauritanie où le pays avait le même problème et leur banque centrale réduisit un chiffre de leur monnaie mais chez nous, nous ferions du bien aux Guinéens si on effaçait 3 chiffres de notre monnaie, c’est-à dire que le billet de 20.000 francs devient 20 francs, le billet de 5.000 francs devient 5 francs, le billet de 1.000 francs devient 1 franc et que les billets de 500 et 100 francs laissent place respectivement à des pièces de 50 et 10 centimes. Nous réduirions drastiquement le nombre de billets en circulation en faisant de nouvelles coupures pour faciliter la vente en ligne par l’espace libéré au niveau des chiffres et le temps qui pourrait être gagné, soit on maintient le même nom de la monnaie avec seulement un changement du code : GNF en FGN, ou on change carrément le nom et la taille des billets ; le nom qui deviendrait par exemple Cauri, Loura, Gangan, Syli, etc. pour plus de facilité pour la population.

Sinon dans ce monde rapide, comment l’e-commerçant guinéen pourrait concurrencer l’e-commerçant ghanéen ? Au moment où le Guinéen écrit ses milliers de chiffres, le Ghanéen aura déjà finit sa programmation. Dans les bureaux de change et chez les cambistes, comment vont-ils numériser et mettre à jour quotidiennement les taux de change ? Les machines dans nos banques peuvent-elles compter nos liasses ou bien des agents doivent éternellement « baigner » entre les billets pour les compter ? Sans parler des difficultés de stockage (à cause de la nécessité incessante d’achat de grands coffres-forts) et des questions environnementales : nous devrions économiser toute cette énergie qui permet de fabriquer et de transporter ces tonnes de billets.

C’est à nous Guinéens d’accepter de mettre en valeur notre monnaie en s’appropriant de petits montants au lieu des gros, en remplaçant par exemple le salaire de 2.000.000 GNF par 2.000 Syli/FGN et en s’habituant à revendre le pain de 2.000 GNF à 2 Sylis/FGN ; le riz de 10.000 GNF à 10 Sylis/FGN, l’eau de 500 GNF à 50 centimes Sylis/FGN et en apprenant à la population que désormais 7500 GNF valent 7,50 Sylis/FGN.

Enfin, il faudra créer les pièces de 50 centimes, de 25 ou 20 centimes, de 10 centimes et de 1 centime puis créer les billets de 50 Sylis/FGN et 100 Sylis/FGN pour finaliser la reforme. Cette démarche nécessitera au départ d’obliger l’affichage de tous les prix pour éviter que 1F ne devienne 2F. Si on crée un jour ces pièces, les Guinéens aussi pourraient utiliser des pièces pour faire des achats sur des machines automatiques, des machines à café, etc., ça pourrait être une aubaine pour des entrepreneurs guinéens de se lancer dans ce secteur.

Lors du Plan Marshall (avec le quatuor de Présidents, comme expliqué dans le mémorandum), il est possible que les Guinéens acceptent de payer la TVA et si on instaurait une TVA de 10% par exemple sur les achats, le citoyen qui achète une mangue à 1000 francs (1 Syli/FGN) hors taxes, payera en même temps 100 francs (10 centimes Sylis/FGN) de TVA ; celui qui achète un téléphone à 5.000.000 francs (5.000 Sylis/FGN) hors taxes, payera 500.000 francs (500 Sylis/FGN) de TVA mais que seront les reçus de nos vendeurs si les chiffres sont « kilométriques » ? Les registres de nos services fiscaux seront-ils suffisants ? Comment feront certains Guinéens (surtout les parlementaires et ministres « non confrontés aux chiffres » lors des exercices de présentations des budgets) pour lire les gros montants (1857324192165 francs guinéens par exemple) ?

En tant que citoyen qui aime énormément son pays et qui se soucie sans cesse du sort de nos compatriotes en termes de commodité et de sécurité, je garde espoir que cette proposition sera étudiée un jour…

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