
En Guinée, plus de la majorité de la population réfléchit et raisonne « ethnie » et « région », mes travaux le démontrent à suffisance dans le but non pas d’envenimer la situation mais d’exposer les plaies guinéennes pour apporter le pansement adéquat à travers une prise de conscience collective. Si les partis politiques et la plupart des organisations sont basés sur l’ethnie et la région, mes propositions, elles, se basent sur les départements.
En effet, je propose que nos communes, sous-préfectures, communes rurales, communes urbaines, deviennent des départements, c’est-à-dire qu’elles aient toutes, une seule dénomination ; ensuite codifier chaque département à partir de son indicatif, par exemple, la commune de Matam devient département de Matam (MTA), la commune de Sangaredi dévient département de Sangaredi (SAN), la commune urbaine de Mandiana centre devient département de Mandiana centre (MNC), la commune rurale de Sinko devient département de Sinko (SNK), la sous-préfecture de Sintaly devient département de Sintaly (SIN), en donnant – par exemple – au département de Sintaly le code : FD-PTA214SIN (région : FD ; préfecture : PTA ; 214ème département au niveau national ; indicatif de Sintaly : SIN). Ensuite, que les quartiers deviennent des districts et que les secteurs deviennent des quartiers puis attribuer des noms aux quartiers.
Quand je parle de districts, je m’inspire un peu du découpage des Etats-Unis ; pour les départements, c’est du découpage de la France mais d’autres inspirations découlent de ce que j’ai vu/lu au Canada, en Mauritanie, au Brésil, au Qatar, au Kenya, en Suisse, etc.
Lorsque toutes les communes et toutes les sous-préfectures deviendront des départements, je proposerais que les quatre régions naturelles aient le même nombre de préfectures et le même nombre de départements. Actuellement, le Fouta a plus de préfectures et de départements (communes urbaines et rurales) que les trois autres régions naturelles. Dans les trois autres régions naturelles, on va transformer certains de leurs départements en préfectures (exemple : le département de Kamsar devient préfecture de Kamsar).
Pour résumer, en prenant les 10 préfectures actuelles du Fouta et ses 105 départements, les 3 autres régions naturelles aussi doivent avoir chacune 10 préfectures et 105 départements (en transformant certains districts peuplés en départements et certains départements peuplés en préfectures) en plus des 7 départements de Conakry et des 9 départements de Dabola, ce qui nous donnera au total 436 départements à développer concomitamment lors du plan Marshall.
La réinvention de la Guinée dont je fais allusion devrait débuter par une réorganisation totale autour des départements (avec l’enrôlement total des personnes, des biens mobiliers et immobiliers) et finir par un plan Marshall.
De mon constat, les Guinéens, pour la plupart n’accordent pas de grande estime à ses Maires de communes et à ses Chefs de quartiers mais en s’organisant autour des départements et des districts, il pourrait y avoir du changement dans le subconscient du Guinéen en accordant plus d’intérêts aux Présidents de départements et aux Présidents de districts puisque le vrai changement commence au niveau des collectivités territoriales et surtout dans les têtes. Plusieurs centaines de Présidents de départements et de Présidents de districts (bien élus) qui se démarquent, constitueront ultérieurement un « grenier » exploitable dans les hautes sphères de l’Etat ; des bons Présidents de départements et des bons Présidents de districts ne réussiront que s’ils ont la considération et l’aide des habitants de leurs circonscriptions.
Un jeune leader préfèrerait-il être « Maire de commune » ou « Président de département » ? Les Guinéens ne respecteront-ils pas le « Président de district » plus que le « le Chef de quartier » ? Je pense que le changement commencera dans la perception et la légitimité que nous accorderions à nos élus et dirigeants, c’est pourquoi à mon avis, il nous faut une réorganisation totale !
Cette réorganisation consiste à faire de la Guinée « un pays neuf » par le changement de nom du pays comme je le démontre (ACTE 8 et 9) ; à ériger une nouvelle capitale au centre du pays : Dabola en l’occurrence ou créer carrément une nouvelle région, la région du centre (englobant Dabola et des départements de Faranah, Mamou, Dalaba, Tougué, Dinguiraye et Kouroussa) mais pour me faciliter les travaux d’illustration, je prends uniquement Dabola qu’est le centre géographique de la Guinée.
Le changement de nom de notre pays changera de facto les noms de nos régions naturelles. L’étape suivante consistera à transformer les régions naturelles en régions administratives, ce qui nous donnera à terme, 6 régions à développer : Conakry, Dabola (ou la Région du centre), Labé-Sangni, Fouta-Djallon, Mandingue, Zaly et qui devront être dirigées par des Gouverneurs/Présidents de régions élus et nommés.
Les 436 départements – Conakry (7 départements), Dabola (9 départements), Labé Sangni (105 départements), Fouta Djallon (105 départements), Mandingue (105 départements) et Zaly (105 départements) – composant ces régions constitueront les différentes pièces du puzzle guinéen ; toutes les pièces du puzzle devront être développées ensemble dans le cadre du Plan Marshall que nous devrions engager.
Je tiens à ce que ces 4 régions naturelles aient le même nombre de préfectures et de départements pour faciliter (et rendre équitables) certaines décisions, certains recrutements : dans l’armée par exemple, si on veut recruter 6000 militaires, on demandera à chaque région de sélectionner 1000 candidats, même chose si on veut envoyer 600 jeunes en formation de fleuriste à l’étranger, chaque région fournira 100 candidats et lors du plan Marshall puisqu’il faudra construire beaucoup d’infrastructures à cette période-là, les 4 régions naturelles pourraient avoir à peu près le même investissement : ce serait le cas par exemple pour la construction des piscines départementales, des petits stades départementaux (le Labé-Sangni aura 105 terrains, le Fouta-Djallon 105 terrains, le Mandingue 105 terrains et 105 terrains pour Zaly). Personne ne criera à l’exclusion ou à l’injustice parce que dorénavant c’est sur cette subtilité que devront jouer les prochains dirigeants de notre pays pour essayer de garder l’équilibre à tous les niveaux puisque nos compatriotes sont obnubilés par cette problématique (ethnique et régionale) comme le démontrent mes travaux : imaginez que le Président de la République Monsieur Millimouno recrute 80% de son armé dans la région de Zaly, que pensera l’opinion publique ? Je pense qu’il est primordial de trouver des solutions médianes qui tiennent compte de nos réalités.
Ainsi, lors du Plan Marshall, chacun des 436 départements devra avoir : ses nouveaux quartiers et districts, viabilisés, bien lotis, verdoyants aux rues et ruelles goudronnées, pavées et éclairées ; ses logements sociaux aux constructions verticales, modernes et sécurisées ; ses zones résidentielles, ses pharmacies aux normes, son hôpital ou centre de santé moderne, ses hôtels, ses écoles et cantines, ses centres sportifs et de loisirs, son marché, ses centres commerciaux et logistiques ; ses lieux de culte, sa prison, son abattoir, son cinéma, ses bureaux administratifs, son centre culturel, ses espaces verts, sa garderie d’enfants, son cimetière, ses centres de formations professionnelles, sa gare routière, ses garages mécaniques et centres de contrôles techniques, son centre vétérinaire, ses clubs culturels et sportifs ; ses unités industrielles, son service de transport départemental, interdépartemental et interrégional ; ses services d’appui à l’emploi et à l’insertion socio-professionnelle, ses banques, ses aires de stationnement, son centre d’urgence et de premiers secours, ses unités de police et de sapeurs-pompiers, ses zones culturales, etc… Et chacune des 6 régions devra disposer d’une grande université moderne et conforme.
Et plus loin, si on changeait de méthode électorale en instituant le vote de grands électeurs – un peu – à l’image des Etats-Unis par exemple : les 436 Présidents de départements devront élire les parlementaires et éventuellement le Président de la République au lieu du vote populaire actuel qui occupe constamment les populations.
Déconnecter partiellement les populations des votes récurrents serait à mon avis un début de solution pour occuper les Guinéens au travail.
Enfin, j’illustre mes représentations des régions et « leurs ressortissants/habitants » par des colorations : le bleu pour le Labé-Sangni, le vert pour le Fouta-Djallon, le jaune pour le Mandingue, le rouge pour Zaly et les 2 Capitales (Conakry et Dabola) représentées par le blanc et le noir/noir ébène qui représenteront les Guinéens qui ne se sentent appartenir à aucune des 4 régions naturelles, aux métissés et aux Guinéens d’origine étrangère.
Le bleu de nos ressources maritimes et halieutiques de Labé-Sangni, le vert de notre luxuriante Fouta-Djallon, le jaune de nos richesses minières – l’or – du Mandingue, le tapis rouge déroulé à nos médecins et enseignants originaires de Zaly et le blanc de notre étoile de modernité et noir/noir ébène de notre nimba pourraient composer notre drapeau au lieu du cacophonique rouge-jaune-vert actuel (ACTE 2 et 3).
Je pense qu’il nous faut un pays totalement neuf avec un nouveau nom, un nouveau drapeau et une nouvelle capitale futuriste au centre du pays, imaginée par nos plus grands Ingénieurs et Architectes.

























































Bon courage madidi, soutient total.
Bonnes idées qu’à même