ACTE 5 : 2ème VOLET, Numéro Personnel et Digitalisation – NP dig

La base de notre changement consistera à mon avis à l’identification et à la numérotation de tous les biens immobiliers (maisons, établissements, etc.), mobiliers (véhicules, gros engins, etc.) et à l’enrôlement total – par l’attribution des Numéros Personnels – de tous les Guinéens Vivant en Guinée (GVG), de tous les Etrangers Résidant en Guinée (ERG) et de tous les Guinéens Résidant à l’Etranger (GRE). Ce processus nous permettra d’aboutir à une organisation globale à tous les niveaux et d’aller vers la digitalisation et la modernisation.

Aller vers la digitalisation à travers un numéro personnel (NP) est possible mais cela passera par doter chaque Guinéen d’un numéro unique personnel à l’aide d’un numéro familial (NF).

Dans les pays sérieux, on appelle cela ‘’numéro de sécurité sociale’’ ou ‘’numéro identifiant’’ mais chez nous, nous sommes des vrais inconnus, du coup, nous vivons une désorganisation totale dans nos différents services et chaque étranger peut se doter de nos documents s’il le veut en se fabriquant un extrait de naissance, puis la carte d’identité et le passeport, ce qui justifie le fait qu’on voit à travers le monde des étrangers avec nos documents d’identité. Chacun peut se fabriquer l’extrait de naissance mais si un numéro familial (NF) était exigé pour obtenir un extrait de naissance (qui produira le numéro personnel), ça arrêterait la fraude et faciliterait le contrôle puisqu’il suffirait d’insérer juste le NP dans une base de données pour savoir l’authenticité du document à travers des contrôles poussés des NF.

Pour un début, on attribue à chaque Guinéen un Numéro de Famille (NF) obtenu à travers un registre de famille, ce qui conduira à l’obtention du Numéro Personnel (NP) lors des impressions des extraits de naissance.

  • Sinon qu’est-ce qui empêche quelqu’un actuellement d’avoir plusieurs actes de naissance ? Mais si un NF est exigé pour obtenir un extrait de naissance, la donne changerait. Nous devons responsabiliser les familles, en les inscrivant ensemble dans un registre commun de maximum 99 personnes par registre et 4 copies par personne où les gens doivent se connaître et que chacun garde une copie et les 3 copies (autocopiées) distribuées aux autorités, ce qui facilitera les contrôles.

  • Comment connaitre la vraie date de naissance d’une gamine violée pour prouver une pédophilie éventuelle et condamner le coupable ?

  • Lors des recrutements, les uns remplacent les autres, les personnes décédées sont remplacées, les gens mettent leurs enfants et proches à des postes : le cas du paiement des enseignants contractuels par exemple.

Actuellement, beaucoup de bonnes stratégies sont mises en place pour identifier les Guinéens et sécuriser nos fichiers notamment l’obligation aux fonctionnaires d’avoir une carte d’identité biométrique pour être payés mais on sait tous que des cadres vont trouver une faille par le remplacement des fictifs ou des fonctionnaires décédés par des nouvelles personnes aptes pour les postes ou pas en les attribuant les identités des fictifs ou des fonctionnaires décédés, c’est le même problème avec le recensement biométrique des étudiants ; s’ils avaient un PV ou INE personnel relié à leur NP depuis l’école primaire, on n’aurait pas eu besoin de recensement d’étudiants chaque année et nous économiserions beaucoup d’argent par an.

  • Aux paiements des pensions des retraités, comment savoir à temps qu’un fonctionnaire est décédé ?

Mes propositions d’attribution des NP aux résidents étrangers et NF et NP à tous Guinéens vont dans le sens de rectifier ces disfonctionnements et d’apporter des solutions pérennes nous conduisant irréversiblement vers le développement.

Concrètement comment allons-nous nous y prendre (?) :

Lorsque nos communes, sous-préfectures, communes rurales, communes urbaines deviendront des départements avec des codifications – la commune de Matoto devenue département de Matoto, la commune de Kaloum devenue département de Kaloum, la commune urbaine de Fria centre devenue département de Fria centre, la commune rurale de Falessadé devenue (114ème) département de Falessadé (114FAL), la sous-préfecture de Ninguelande devenue département de Ninguelandé – et les quartiers devenus des districts, les secteurs devenus des quartiers ; je proposerais qu’on distribue par famille ou grande famille, un registre (autocopiant) de 99 places où chaque place aura une copie et trois autocopies. Lorsque chaque département aura eu sa codification, on distribuera (dans chaque département) des registres numérotés de 00001 à maximum 99999, chaque registre aura 99 places de remplissage de 01 à 99 et sur le registre, il y aura le numéro du département (114) et de son indicatif (FAL) pour le département de Falessadé par exemple.

Il serait important que les registres familiaux correspondent aux départements originels des personnes qui s’identifient (Alpha, originaire de Fria travaillant à Matam, s’enregistre dans un registre familial de Fria au lieu des registres de Matam), ça nous permettra de résoudre ultérieurement plusieurs problèmes : le trafic éventuel des NF puisque généralement, dans les départements originels, les gens se connaissent, donc faciles à identifier et surtout marquer l’appartenance à un endroit pour résoudre l’autre problème d’indemnisation lors des grands chantiers, ou de recrutements de travailleurs locaux (contenu local).

Donc si on prend l’exemple du 114ème département Falessadé (FAL), le premier enrôlé (01) du premier registre de famille (00001) aura comme NF : 114FAL00001-01

Pour le 212ème département Ninguélandé (indicatif NGL) : la 75ème personne enrôlée du 831ème registre de famille aura comme NF : 212NGL00831-75

Pour éviter les fraudes en confiant tout l’enrôlement aux départements, chaque personne enrôlée aura 4 copies identiques (sur un calque qui donne 3 pages en bas de la 1ère page, autrement dit, 3 duplicatas autocopiés), la 2ème page déposée au niveau du département, la 3ème page déposée au niveau préfectoral, la 4ème page aux archives de la Région et la première page avec une photo à l’appui peut être plastifiée pour être utilisée au début comme carte de circulation pour la personne enrôlée. Les copies devront de prime abord être contrôlées, authentifiées, signées et validées par le district et les services départementaux.

Ensuite, Il nous faudra lier ce NF à un numéro d’ordre (découlant de l’impression des extraits de naissance) qui deviendra le NP, ceci pour éviter que des Guinéens ne soient identifiés à travers leurs départements d’origine, ce qui dévoilera leurs origines régionales et qui pourrait déboucher à une ségrégation éventuelle : 2 candidats lors d’un concours ayant leurs NF sur leurs CV, l’un de Labé (004LAB23152-86), l’autre de Kankan (005KAN10937-92) n’auront probablement pas la même chance que s’ils avaient des identifiants neutres (les NP : ne mentionnant pas le département, exemple : l’identifiant AA01AA01AA64 pour le premier candidat ayant été le 64ème enrôlé pour l’obtention de son extrait de naissance et le second candidat AA01AA01AB01 ayant été le 100ème enrôlé pour l’obtention de son extrait de naissance). Donc, les NF ne seront mentionnés que sur les extraits de naissance, lesquels extraits de naissance ne seront pas exigés lors d’un concours mais uniquement les cartes d’identité ou passeports qui ne mentionneront que les NP.

En résumé, sur les extraits de naissance figureront les NF (ex : 004LAB23152-86 ; 005KAN10937-92 ; etc.) et les NP (ex : AA01AA01AA64 ; AA01AA01AB01 ; etc.) mais sur les cartes d’identité, passeports et autres documents figureront uniquement les NP, toujours est-il que les NF et NP sont uniques, personnels et liés.

Rien qu’avec le NP, on peut identifier un Guinéen à l’aide de son extrait de naissance qui mentionne le NF.

Pour les Guinéens résidents à l’étranger (GRE), que leurs proches leur remplissent leurs copies dans les registres de famille puis les leur scannent la première page pour les leur faire parvenir par voie électronique et que ces GRE emmènent leurs copies dans l’ambassade ou le consulat guinéen de leur résidence qui se chargera de vérifier la citoyenneté du GRE, vérifier si les proches du GRE ont déposé les 2ème, 3ème et 4ème copies du GRE respectivement au département, à la préfecture et au gouvernorat avant de valider et signer la copie du GRE pour lui octroyer un nouvel extrait de naissance et une carte consulaire (s’il en fait la demande) sur lesquels se trouvera désormais le NP du GRE. Les NF et NP sur l’extrait de naissance et seulement le NP sur la carte consulaire, passeport, etc. Ceci réglerait en Occident le problème de nos compatriotes qui ont des noms et dates de naissance discordantes sur plusieurs de leurs documents et mettre fin aux interminables problèmes d’écrasement de passeports. On connaitra par cette occasion, le nombre exact des Guinéens dans chaque pays étranger.

Après avoir doté chaque Guinéen d’un numéro personnel (NP), ça sera au tour des étrangers vivant en Guinée d’être enrôlés : l’identifiant du pays de l’étranger concerné plus le numéro d’ordre d’enrôlement puis les fournir les cartes de séjour au même prix que les cartes d’identité des Guinéens pour les ressortissants de la CEDEAO et pour les autres étrangers, les faire payer la carte de séjour aux mêmes prix qu’ils font payer aux Guinéens dans leurs pays ou proportionnellement au niveau de vie.

Avec les NF, l’Etat doit être en mesure de fournir gratuitement à tous les Guinéens un extrait de naissance sur lequel se trouveront désormais le numéro familial (NF) et un numéro personnel (NP) individuel, un extrait de naissance falsifié ou douteux emmènera l’administration à revoir le registre de famille de l’intéressé afin de vérifier facilement l’authenticité du NF.

Actuellement, nos actes de naissance ont été sécurisés mais – à mon avis – sans un numéro familial (NF) issu d’un registre familial, on peut toujours se faire plusieurs extraits de naissance, un étranger peut se faire un extrait de naissance actuellement en Guinée mais avec le NF, la famille qui hébergera dans son registre un étranger pourra endosser une responsabilité, le fonctionnaire qui aura signé la copie de l’enrôlement endossera une autre responsabilité, cela apportera de la crédibilité à nos documents d’état civil, responsabilisera les familles, réduira les risques de falsifications de nos documents comme c’est le cas actuellement et dissuadera surtout les étrangers de chercher les documents d’identité guinéens à la place des cartes de séjour.

Les femmes après l’accouchement doivent recevoir gratuitement un livret de famille comportant des nouveaux NF pour enrôler leurs nouveau-nés (et leurs futurs nouveau-nés) et se faire livrer gratuitement les extraits de naissance.

Les actes de naissance gratuits, les actes de décès doivent également être gratuits pour encourager et obliger les déclarations de décès par les proches des défunts (un acte de décès doit être le document demandé aux proches pour rentrer dans un cimetière lors de tout enterrement), enfin, sensibiliser la population à déclarer tout proche disparu.

Les déclarations de naissances, de décès et de personnes disparues permettront aux administrateurs à travers la digitalisation de connaitre quotidiennement le nombre de notre population par une simple soustraction entre le nombre de naissances et le nombre de décès sinon on ne connaitra jamais le nombre exact de notre population, surtout celle active, donc, de vraies planifications de développement ne seront jamais possibles.

Enfin, Punir sévèrement tous décès, naissances et disparitions non déclarés aux districts. Cette méthode nous évitera de financer des recensements coûteux (et moins sérieux) toutes les dix années comme c’est le cas actuellement.

Avant tout enterrement – si les moyens financiers et humains le permettent – qu’un service médico-légal fasse l’autopsie du défunt pour éventuellement classifier les causes de mortalité par NP afin d’essayer de limiter le mieux possible les plus courantes.

Si on veut être à jour comme dans les pays sérieux, on doit doter les populations des NP et outiller les services douaniers, de maternité et services funéraires (de tous les départements) en ordinateurs et travailleurs qualifiés pour faire à temps les déclarations nécessaires.

Après avoir identifié et enrôlé toute la population, ce sera au tour du recensement des biens mobiliers (véhicules, engins roulants, etc.) et immobiliers (maisons, parcelles, aires culturales, etc.). Aucun véhicule ou engin roulant ne doit rester sans immatriculation, les engins immatriculés doivent être reliés aux NP des propriétaires. Tout engin non relié à un NP doit aller à la casse.

Ensuite, il faudra au niveau des départements, recenser et numéroter tous les bâtiments et tous les habitats de façon à ce que chaque habitat ait son numéro affiché à sa devanture de façon apparente et permanente. Si nous prenons l’exemple d’une maison dans le département de Matoto (038MTO), précisément au district de Kissosso (KIS) et au quartier Plateau (PLA) avec le numéro (004) dans l’ordre de numérotation des maisons du quartier, la maison aura comme numéro de logement une combinaison du code du département, du district, du quartier et le numéro d’ordre : 038MTO-KIS-PLA-004 ; un numéro unique par habitat et ajouté sur les documents de la maison, ceci aboutira à l’obtention d’adresses fiables pour chaque habitant.

A partir de là, les services administratifs (les ministères de l’habitat et du plan entre autres) auront la facilité de relier les numéros des logements aux NP des locataires pour savoir exactement les personnes habitant un logement. Cela va améliorer le service public et sécuriser les certificats de résidence qui sont actuellement à la portée de tous.

Que tous les actes de donation et titres fonciers soient reliés à des NP afin de sécuriser le secteur foncier qui est actuellement très problématique.

Lorsque tous les Guinéens (vivant en Guinée ou résidant à l’étranger) et les étrangers vivant en Guinée auront obtenu chacun leurs numéros personnels ou identifiants, et lorsque toutes les maisons, habitations, domaines fonciers, engins roulants seront numérotés, on pourra commencer les choses sérieuses pour notre pays.

Avoir une base de données reliant habitants, habitats, domaines, engins, etc. serait à mon humble avis le début d’une ère nouvelle et radieuse pour notre cher pays.

Pour renforcer la sécurité de tout ce processus et s’approcher du risque zéro, si on a les moyens, on pourrait relever les empreintes digitales de tous les Guinéens de plus de 12 ans après les impressions des extraits de naissances globaux (ceci pour éviter que certaines personnes ne s’enregistrent dans plusieurs registres de familles pour avoir plusieurs NF puis plusieurs NP) et relever les empreintes digitales de tous les résidents étrangers vivant en Guinée lors de la production des cartes de séjour.

Les avantages des NP et de la digitalisation, c’est dans l’ACTE 6.

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